Quand l’entreprise décide de libérer l’intelligence collective – Orange

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Comment mettre l’intelligence collective au service de l’amélioration continue ? En d’autres termes, comment une entreprise peut-elle bénéficier des idées de chacun de ses collaborateurs, quelle que soit sa fonction, son statut, ses compétences ou son ancienneté ?

L’innovation est-elle l’affaire de tous ou doit-elle être réservée à une poignée d’experts ?

Un petit rappel historique s’impose. Initialement, les innovations étaient l’apanage d’iconoclastes, sortes de Géo Trouvetou, tels que Leonard de Vinci, Isaac Newton, Denis Papin ou encore Thomas Edison.

Puis le monde de l’entreprise s’empara de l’innovation et créa des structures dédiées telles que le « bureau des méthodes » puis des directions « Recherche et développement ». Au sein de ces structures, des experts (ingénieurs, chercheurs…).

Dans les années 90 la recherche de nouvelles idées fut concentrée dans des réunions de brainstorming. Le principe d’amélioration continue vit le jour dans les années 2000. Chaque salarié pouvait alors proposer des améliorations dans le traitement de ses activités.

Seulement voilà, ces démarches, bien que différentes, reposaient toutes sur le même paradigme : l’innovation est réservée à ceux qui en ont la légitimité. Or il est à présent reconnu que tout le monde peut avoir de bonnes idées, à n’importe quel moment de la journée. Par ailleurs, si les idées peuvent provenir d’une seule personne, les partager avec d’autres peut être source d’inspiration pour d’autres.

L’entreprise a donc tout intérêt à mettre en place des dispositifs d’expression libre des idées. C’est fort de ce constat qu’Orange, sous l’impulsion de Xavier Dagras, Performance Network Director, a initié en 2007 la conception de la plateforme d’engagement interne « IdClic ». Son objectif : Miser sur l’intelligence collective pour améliorer la qualité de service, l’offre et les modes de fonctionnement internes.

Depuis 2007, cette plateforme d’engagement a permis de collecter 122.000 idées. 1 collaborateur sur 3 a déposé au moins 1 idée durant cette période et 10% des idées émises ont été déployées, permettant ainsi à Orange de générer plusieurs centaines de millions d’euros d’économie.

Le processus comprend 8 étapes et repose sur 4 principes :

1 – Le salarié émet une idée dans la plateforme d’engagement IdClic
2 – L’idée est appréciée par un expert (parmi les 5.100 experts impliqués dans la démarche)
3 – En cas d’avis favorable, une étude de faisabilité est déclenchée avec une estimation des gains nets
4 – L’idée est mise en exploitation en mode pilote et, selon les résultats, déployée au plan national
 

L’auteur de l’idée intègre l’équipe projet et se voit attribuer des « talents » puis des « bonus » au regard du résultat et des gains obtenus. Il participe à toutes les étapes du projet jusqu’à l’évaluation du résultat.

Cité régulièrement dans les médias et récompensé dans le cadre des trophées de l’innovation à 3 reprises, idClic n’est pas seulement un système informatique. Cette solution a permis de :

–        répondre aux attentes de la « génération Y »
–        identifier et valoriser les potentiels et les talents
–        impulser une dynamique de co-construction
–        libérer l’expression au delà du cadre organisationnel classique
–        renforcer la confiance
–        développer le sens des responsabilités
–        reconnaître et récompenser les initiatives
 

IdClic est en quelque sorte un nouvel outil au service d’un nouveau mode de management, plus collaboratif et plus (é)co-responsable.

 

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